Avec la maladie de Parkinson, les symptômes ne se manifestent pas immédiatement. Ils apparaissent que lorsque 50 à 70 % des neurones produisant la dopamine sont détruits, et que le cerveau n’arrive plus à compenser. Cette phase silencieuse peut durer plusieurs années. Au début, les symptômes sont souvent fluctuants et n’apparaissent que d’un seul côté du corps. Ils sont très variables d’une personne à l’autre. Tous ne se déclarent pas en même temps, ni avec la même intensité. Dans cet article nous allons nous concentrer sur les symptômes dans les jambes aux différentes phases de la maladie de parkinson. 👣
Comprendre ce qu’il se passe dans la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson se caractérise par la destruction progressive d’un certain type de neurones. Il s’agit de ceux qui produisent la dopamine, dans une zone précise du cerveau qu’on appelle la substance noire. C’est cette région qui joue un rôle important dans le contrôle des mouvements : initier un geste, l’harmoniser, supprimer les mouvements involontaires, ou encore coordonner les changements de position. 🧠
Plus concrètement, lorsque le cerveau envoie un ordre à une partie du corps, ce signal circule grâce aux neurones, qui communiquent entre eux grâce à des substances chimiques. Parmi elles, la dopamine est essentielle. Quand les neurones sont endommagés, ils produisent moins de dopamine, et la transmission du signal devient moins efficace. C’est ce ce qui se passe dans la maladie de Parkinson.
Les symptômes de la maladie de Parkinson dans les jambes
Au début de la maladie
Au départ, les symptômes progressent lentement et restent assez constants. Ils reposent sur trois éléments caractéristiques : les tremblements, l’akinésie (c’est-à-dire le ralentissement des mouvements) et l’hypertonie, une raideur importante des muscles.
Dans les jambes, ça se traduit dans les premiers mois par une grande tension musculaire qui peut provoquer des douleurs, comme des crampes ou des douleurs aux tendons ou globalement une sensation de raideur. Ces difficultés viennent compliquer des gestes simples du quotidien : marcher, se lever d’un lit, s’asseoir, etc. 🤔
La dystonie peut apparaître dès cette phase, même si c’est assez rare. Elle peut prendre la forme de spasmes ou de contractions dans les mollets, d’un enroulement des orteils sous le pied, de l’élongation du gros orteil ou encore d’une torsion du pied vers la cheville. La dystonie va arriver plus tard dans la maladie en lien avec les traitements médicamenteux à base de Lévodopa. 💊
Après le début du traitement
Quand le traitement est mis en place, les symptômes s’améliorent nettement. On parle souvent d’une « lune de miel » qui dure plusieurs années. Pendant cette période, le patient est la plupart du temps en phase dite « on ». Le cerveau parvient encore à stocker et utiliser la dopamine fournie par les médicaments de manière régulière. Les périodes « off », marquées par le retour brutal des symptômes, sont rares. 😵💫
À ce stade, il n’y a pas encore de dyskinésies importantes. Ces mouvements involontaires, saccadés et parfois dérangeants, apparaissent après plusieurs années de traitement. Ils ne sont pas directement liés à la maladie, mais à la prise de médicaments. Les études montrent qu’environ 70 % des personnes atteintes de la maladie en souffriront après cinq à dix ans de traitement.
Quand les fluctuations apparaissent
Avec l’évolution de la maladie et l’accoutumance au traitement, les symptômes deviennent de plus en plus fluctuants. Votre proche alterne alors entre des phases « on », où la mobilité est correcte mais où des dyskinésies peuvent survenir, et des phases « off », où reviennent la rigidité, les tremblements, l’akinésie et parfois des dystonies très douloureuses.
Ces dystonies sont d’ailleurs étroitement liées au traitement. Elles surviennent souvent le matin, au réveil, lorsque l’effet du médicament s’est totalement estompé et disparaissent après la première dose. À l’inverse, elles peuvent aussi apparaître lors d’un excès de stimulation juste après la prise d’un médicament. 🤕
Dans ces moments, les jambes sont particulièrement touchées: blocages, crampes douloureuses en phase off, ou encore à des mouvements involontaires en phase on. Vous devrez surement faire appel à des personnes pour aider votre proche dans ses déplacements. 🚗
Quelles solutions face aux symptômes dans les jambes ?
La première étape, c’est de bien comprendre l’origine de ces douleurs et raideurs. Sont-elles liées directement à la maladie ou aux traitements ? Pour y voir plus clair, il peut être utile de tenir un petit journal pendant quelques semaines. Notez-y les moments de la journée où apparaissent les crampes, les raideurs ou les blocages. Ces informations permettront au neurologue d’adapter plus finement le traitement de votre proche. 👨🏻⚕️
Un suivi régulier auprès d’un kinésithérapeute ou d’un ergothérapeute peut aussi être d’une grande aide. Ils pourront proposer des exercices adaptés pour étirer et renforcer les zones les plus touchées. Ces exercices aident à réduire la douleur mais aussi à préserver la mobilité au quotidien. 🏃🏻💪
De manière plus générale, c’est important d’éviter l’inactivité prolongée. Rester assis trop longtemps accentue les rigidités. De petites promenades quotidiennes, quelques mouvements réguliers dans la journée ou des exercices simples peuvent déjà faire une vraie différence.
Il ne faut pas non plus négliger la dimension psychologique. Comme toutes les maladies chroniques, la maladie de Parkinson génère du stress. Prendre du temps pour soi, pratiquer des techniques de relaxation, recevoir des massages ou même essayer l’acupuncture peut aider à mieux vivre avec les symptômes.
Enfin, ce qu’on appelle l’éducation thérapeutique est une ressource précieuse. Comprendre la maladie, connaître les traitements, en parler avec ses proches, partager ses craintes et échanger avec d’autres personnes concernées : tout cela contribue à mieux apprivoiser la maladie et à retrouver un sentiment de contrôle au quotidien. 🍃
Avec l’avancée de la maladie, il peut y avoir un sens à réfléchir à organiser la dimension juridique pour votre proche. Retrouvez notre article sur l’habilitation familiale et le mandat de protection future.
En résumé, avec Parkinson, les symptômes dans les jambes fluctuent pas mal d’une personne à une autre mais évoluent surtout beaucoup au cours de la maladie. Vous ne voulez pas rater nos prochains articles de blog sur la maladie de Parkinson mais aussi sur les démarches administratives que ça peut impliquer au quotidien comme sur les avantages fiscaux ? Inscrivez vous à notre newsletter.
