On aide un proche, on passe beaucoup de temps avec lui. Il y a aussi d’autres responsabilités familiales, et parfois une activité professionnelle. Les semaines peuvent vite devenir très chargées et il devient nécessaire de souffler à un moment. La relation avec votre proche peut aussi se concentrer essentiellement sur l’aide. On peut alors perdre des moments plus agréables, de complicité et de partage. Au cours de cette relation d’aide, c’est important de trouver des solutions pour retrouver des moments plus sereins et se reposer. C’est ce qu’on appelle le répit. 🌴
Qu’est-ce qu’un séjour de répit ?
Il existe différents formats de séjours de répit. Ils s’adressent aussi bien aux situations où l’on aide une personne en situation de handicap qu’à celles où l’on accompagne une personne âgée. L’objectif d’un séjour de répit est de vous alléger de votre charge d’aidant pendant quelques jours. Selon les formats, votre proche peut partir seul ou vous pouvez également partir avec lui. Il peut s’agir de séjours en groupe avec d’autres familles ou d’un voyage organisé uniquement pour vous. 📅
Certains séjours sont entièrement organisés à l’avance, tandis que d’autres sont proposés « à la carte ». Ils vous permettent de choisir les activités qui vous conviennent. Ces séjours se déroulent presque toujours en France, mais peuvent proposer des lieux variés : mer, montagne, campagne, etc.
Le point commun entre tous ces séjours de répit est que la structure organisatrice va tout faire pour vous faciliter la tâche. Elle peut proposer des activités adaptées aux difficultés de votre proche (salles Snoezelen, balnéothérapie, activités physiques adaptées, art-thérapie, etc.), prévoir la présence de professionnels comme des auxiliaires de vie, des psychologues ou des kinésithérapeutes sur place, organiser les transports nécessaires ou encore mettre à disposition du matériel médical. Vous allez vraiment pouvoir vous reposer sans délaisser votre proche ! 🤗
Quelles aides existent pour financer ces séjours ?
Les prix varient selon les types de séjours. Si vous choisissez un séjour collectif organisé avec d’autres familles et peu de services additionnels, vous pouvez trouver des solutions à partir d’environ 600 € la semaine. Pour des séjours avec davantage d’activités intégrées, ou si vous souhaitez personnaliser complètement ces vacances en fonction de vos envies, le coût va être plus élevé. 🌞
C’est aussi important de regarder précisément ce qui est inclus dans le prix. Par exemple, la location de matériel médical ou la présence d’auxiliaires de vie peut être incluse ou facturée en supplément selon les séjours.
Plusieurs aides peuvent permettre de financer ces vacances. Elles ne sont pas toujours attribuées avant le séjour. Souvent, l’organisateur peut vous accompagner pour effectuer les démarches.
La CAF donne des aides aux vacances pour les familles aux revenus modestes, généralement entre 400 et 600 €.
L’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) peut également intervenir. Elle attribue des chèques-vacances ou finance des séjours à tarifs réduits via des associations comme l’Adapei, les Papillons Blancs, l’APF ou encore Les Bobos à la ferme. Ces séjours sont ensuite proposés aux familles à prix réduit. Nous avions détaillé ces aides dans cet article. 🏝️
Les caisses de retraite complémentaires peuvent aussi participer aux frais des séjours de répit. Les modalités varient selon les organismes.
Pour les personnes avec un handicap déclaré avant 60 ans, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) peut intégrer une aide au répit. Elle atteint 1 800 € sur trois ans pour financer le surcoût lié au handicap.
Pour les personnes de plus de 60 ans, l’ANCV propose aussi un programme spécifique : Seniors en vacances. Il permet de bénéficier de séjours à tarif réduit, souvent autour de 50 % du prix habituel. Les aidants et les personnes vivant sous le même toit peuvent également en bénéficier.
Si votre proche bénéficie de l’APA, une aide au répit existe. Son montant est d’environ 600 € par an. Cette enveloppe peut s’activer uniquement si le plan d’aide est déjà consommé en totalité.
Enfin, certaines collectivités locales proposent également des aides complémentaires. 🍹⛱️
Les autres formes de répit
Au-delà des séjours de répit, il existe d’autres solutions pour souffler, que ce soit quelques heures ou plusieurs jours, afin de pouvoir continuer à accompagner votre proche dans la durée.
Le congé proche aidant
Que vous soyez salarié dans le secteur privé ou dans le public, et quelle que soit la situation de votre proche (GIR 1 à 4 ou handicap reconnu supérieur à 80%), vous pouvez demander à votre employeur un congé de proche aidant. Ce congé peut durer jusqu’à trois mois. Il n’est pas rémunéré, mais une allocation de la CAF appelée AJPA (Allocation journalière du proche aidant) peut être versée. En 2026, elle est d’environ 66 € par jour. 🎁
D’autres aménagements peuvent également être mis en place par votre employeur pour vous aider à concilier votre rôle d’aidant et votre activité professionnelle. Par exemple :
- le don de congés entre collègues (RTT, cinquième semaine de congés payés ou jours accumulés sur un compte épargne-temps) ;
- un accès facilité au télétravail ;
- des horaires aménagés.
Ces journées peuvent vous permettre de vous reposer ou de passer davantage de temps auprès de votre proche.
Le répit grâce à un séjour en établissement
👉 Votre proche peut passer une ou plusieurs journées par semaine dans une structure spécialisée. Il existe des accueils de jour pour les personnes âgées de plus de 60 ans comme pour les personnes plus jeunes avec un handicap.
Pour une personne âgée, c’est le département qui fixe le coût. Il varie entre 20 et 75 € par jour en fonction du niveau d’autonomie ou des ressources. Il faut contacter directement les structures proches de chez vous pour obtenir une place. Pour une personne avec un handicap, c’est la MDPH qui est en charge de la demande. La Sécurité sociale finance une grande partie du coût, avec un reste à charge d’environ 15 € par jour. 🔎
Cet accueil peut aussi être prolongé dans des structures proposant de l’hébergement temporaire. Certains EHPAD, résidences autonomie ou résidences services proposent ce type de séjour, pour quelques jours ou de manière régulière (par exemple un week-end par mois).
Les tarifs varient beaucoup selon le standing de l’établissement et le niveau d’autonomie. Comme pour un séjour long, le prix comprend une part pour l’hébergement et une part pour la dépendance. Là encore, c’est à vous de contacter directement les structures. 👌
Pour le handicap avant 60 ans, l’orientation se fait vers des établissements dédiés et cela passe aussi par un dossier MDPH. Les tarifs sont généralement autour de 20 € par jour.
Ces solutions permettent d’avoir du temps pour vous et de vous reposer, tout en sachant que votre proche est bien entouré. 😎
Les solutions de répit à domicile
Il existe aussi des solutions de répit à domicile, comme le relayage, aussi appelé baluchonnage. Ce dispositif permet à des professionnels de prendre le relais 24h/24, directement au domicile, pendant que l’aidant familial s’absente totalement. C’est pensé spécifiquement pour des personnes âgées, sur des périodes allant de 36 heures à 6 jours consécutifs. Pour le moment, très peu de services d’aide à domicile le proposent, et le nombre de bénéficiaires reste limité. Vous pouvez retrouver les structures de baluchonnage près de chez vous sur cette carte. ✨
Le mode de financement varie selon les départements. Aujourd’hui, le reste à charge par jour est encore élevé, souvent autour de 150 € par jour après aides.
Vous souhaitez que Pupil vous accompagne pour que vous puissiez prendre du répit ? Pour être accompagné dans votre quotidien d’aidant, découvrez l’application Pupil ! Vous renseignez votre situation, et nous vous proposons les dispositifs auxquels vous êtes éligible, avec plein de conseils concrets, partagés par d’autres familles et des professionnels pour faciliter vos démarches au quotidien.
